#1 – Des marketeurs et communicants lucides mais paradoxaux <image001.png>
 

    84% des marketeurs interrogés considèrent le marketing d’influence comme une nouvelle forme de publicité

    Logiquement et face au désamour du public pour la publicité, les marketeurs sont 76% à penser que les consommateurs vont se lasser des campagnes sponsorisées relayées pas les influenceurs
   Et pourtant, 74% souhaiteraient investir plus de budget en marketing d’influence (et même 84% dans les entreprises de plus de 500 salariés)

 
Les « fake influenceurs » compliquent la donne
 

 55% estiment qu’avec le phénomène des fake influenceurs et de l’achat de followers il est de plus en plus difficile de détecter les « vrais » des « faux »

  Face à cette difficulté, 41% préfèrent travailler avec quelques influenceurs reconnus plutôt qu’avec une multitude de micro influenceurs

 
Tous influenceurs, oui mais …
 

     77,5% sont d’accord avec l’affirmation « nous sommes tous des influenceurs». On grimpe à 82% pour les marketeurs du BtoC

        Dans le même temps : 64% estiment que la notion d’influence a été galvaudée avec l’arrivée des réseaux sociaux. L’influence dont on parle aujourd’hui mériterait-elle d’être redéfinie ?

 
#2 – Objectifs de l’influence : l’engagement et la confiance bien avant la génération de leads
 
On a demandé aux marketeurs et communicants de citer les 2 premiers objectifs recherchés quand ils travaillaient l’influence de leur marque :

          70% veulent créer de l’engagement, de la sympathie 

          51 % ex-aequo souhaitent : 

                   .  Générer de la confiance/crédibilité
                    . Gagner en visibilité
 
Ils ont bien conscience que ces objectifs nécessitent du temps : seulement 29% pensent qu’ils sont atteignables en moins de 3 mois.
 
La génération de leads arrive loin derrière et est considérée comme une priorité par seulement 26% des répondants, soit un peu plus d’un quart d’entre eux.
Il est intéressant de noter que quel que soit le marché : BtoB ou BtoC : les intentions restent les mêmes. En revanche pour les grandes entreprises la recherche de confiance prime : elle atteint 63% contre 51% tous secteurs confondus. 
 
#3 – L’influenceur idéal ? Les journalistes indétrônables, les Youtubeurs, Instagrameurs, Twittos… nouvelles stars
 
Quand on demande aux marketeurs et communicants, tous secteurs confondus, de choisir l’influenceur le plus pertinent pour développer leurs objectifs prioritaires (engagement, confiance, visibilité), ils citent à :

 37,4 % les journalistes (le pourcentage grimpe à 41,6 % pour le BtoB)

 31,6 % les Youtubeurs, Instagrameurs, Twittos (les nouveaux influenceurs des réseaux sociaux)
         17,5 % les célébrités
         13,5 % les blogueurs

 
Si les marketeurs estiment que les journalistes restent leurs premiers influenceurs, il est intéressant de souligner que dorénavant l’influence s’est déplacée vers les réseaux sociaux au détriment des blogs. Youtubeurs, Instagrameurs et Twittos surplantent les blogueurs et même les célébrités. 
 
Quand on analyse les résultats par secteurs on note deux différences importantes :

      Les marketeurs du BtoC sont les seuls à placer ces nouveaux influenceurs des réseaux sociaux (à 37,7 %) devant les journalistes (à 33,8 %)

    Les marketeurs du BtoB sont ceux qui misent le plus sur les journalistes en qualité d’influenceurs (à 41,6 % contre 33,8 % en BtoC)

 

#4 – Engagement et expertise : les qualités d’un influenceur recherchées par les marketeurs. Quid de la création ?

 
Le top 3 des qualités que les professionnels attendent d’un influenceur sont :
1 – Sa capacité à engager sa communauté
2 – Son expertise dans le domaine concerné
3 – Sa capacité à relayer massivement des contenus
 
En examinant les réponses par secteurs :

          Le BtoB place l’expertise de l’influenceur en premier

          Le BtoC place la capacité à engager les communautés en premier

 
Etonnamment la capacité des influenceurs à créer du contenu pour la marque arrive en dernier. C’est dans les plus grandes entreprises (+500 salariés) que le pourcentage des professionnels accordant de l’importance à la création de contenu est le plus haut avec 16%. Ils sont seulement 12% en BtoC et 7% en BtoB. C’est pourtant en leur qualité de « créateurs », que ce soit pour des vidéos, des photos ou des articles que la plupart des influenceurs aiment être sollicités par les marques. Il semblerait qu’il y ait ici un point de divergence entre influenceurs et marques.
 
#5 – Comment les marketeurs mesurent leurs campagnes d’influence ? Les métriques des réseaux sociaux sont rois
 
Malgré une importance indéniable de génération de leads (85%) et de CA réalisé (74%), le succès d’une campagne d’influence se mesure prioritairement sur les réseaux sociaux avec les métriques qui leur sont propres.

          Nombre de partages sur les réseaux sociaux : 93%

          Ex aequo : le trafic Web : 93% 
          Nombre d’impressions / Reach : 87%
          Nombre d’abonnés gagnés sur les réseaux sociaux : 86%


Seul le trafic web généré par une campagne dépasse le cadre des réseaux sociaux et arrive en première position ex aequo avec le nombre de partages 2.0.
 
#6 – A qui faire confiance pour travailler l’influence ? A l’interne en priorité
 
On remarque que pour 72% des entreprises, l’influence est gérée en interne. Mais plusieurs prestataires peuvent intervenir :

          33 % leur agence RP externe

          21% une agence conseil en influence autre que leur agence RP
          18% une plateforme de mise en relation marques et influenceurs

 
L’agence de Relations Presse reste encore le partenaire privilégié pour les entreprises souhaitant développer l’influence de leur marque. 
 
Méthodologie
 
Le sondage a été mené du 23 au 30 Octobre 2018 à travers un questionnaire Web.
175 réponses de responsables Marketing et Communication ont été recueillies.
 
Au niveau de la répartition par secteur :
·       46% en BtoB
·       54% en BtoC
 
Taille des sociétés :
·       31% moins de 10 salariés
·       32% entre 10 et 100 salariés
·       14% entre 100 et 500 salariés
·       22% plus de 500 salariés